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Bienvenue sur le site internet

du centre médico-chirurgical d'Urologie et

de chirurgie Mini-Invasive de Douala

Ce site dédié à l'information des patients sur les différentes affections urologiques a pour objectif de vous guider si vous devez subir une intervention chirurgicale mais également vous informer sur les démarches à suivre si vous souhaitez rencontrer un de nos chirurgiens urologues. Les informations présentées ici ne remplacent pas la consultation, qui reste le seul moyen de parvenir à un diagnostic et un traitement personnalisés.
Enfin, nous sommes également à votre écoute pour toutes questions par le biais de notre boite E mail.

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Injection de toxine botulique dans la paroi vesicale

L'objectif est de permettre de ne plus avoir de fuites d'urine, ni d'envies d'uriner urgentes et/ou trop fréquentes et de diminuer le risque d'avoir des infections urinaires graves ou de détériorer le fonctionnement des reins.

L'organe
La vessie a pour rôle de contenir l'urine produite en permanence par les reins (phase de remplissage), puis en se contractant de l'éliminer de manière complète, rapide et volontaire (phase de vidange) lorsque les conditions le permettent : lieu et situation adaptés. Pour assurer cette fonction la vessie est reliée par des nerfs à des centres de commande situés à la fois dans la moelle épinière et le cerveau.

La maladie
De nombreuses maladies neurologiques (plaie, malformation, infection ou inflammation de la moelle épinière, sclérose en plaque, accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson etc..) peuvent dérégler cette commande qui est complexe et même entrainer un mauvais relâchement des sphincters pendant la contraction de la vessie.
Ces dérèglements aboutissent à la survenue à la fois de fuites d'urine dont la cause est des contractions non contrôlées de la vessie pendant la phase de remplissage et d'une rétention chronique d'urines du fait d'une mauvaise vidange. En dehors des fuites gênantes dans la vie quotidienne, la rétention d'urines est une cause importante d'infections urinaires. Par ailleurs ces contractions inopinées de la vessie peuvent entrainer une pression trop forte dans le réservoir vésical aboutissant à un risque de complications sur les reins.

Principe de l'intervention
Injecter de la toxine botulique A (TBA) dans l'épaisseur de la paroi de la vessie. L'injection de TBA vous sera proposé par votre médecin quand les médicaments que vous prenez par la bouche sont mal supportés ou insuffisamment efficaces pour contrôler les contractions de la vessie.
Elle s'associe dans la grande majorité des cas à la pratique de sondages intermittents que vous réaliserez plusieurs fois par jour pour vider la vessie.
La TBA réduit les contractions incontrôlées de la vessie et diminue le besoin urgent d'uriner en agissant sur des terminaisons nerveuses contenues dans la paroi. Les fuites d'urines et les envies urgentes sont ainsi supprimées ou considérablement réduites. La pression qui règne dans la vessie diminue et les reins sont moins exposés à des remontées anormales d'urine provenant de la vessie.
L'effet de la TBA débute 2 à 10 jours après l'injection. Elle agit temporairement pendant 6 à 9 mois en moyenne. Il existe cependant des variations d'efficacité d'un patient à l'autre. Lorsque l'effet disparaît, on peut réinjecter autant de fois que nécessaire en respectant un minimum de trois mois entre deux injections.
A ce jour les médicaments à base de TBA ont une autorisation limitée de mise sur le marché (AMM) en France pour l'indication d'injection vésicale pour incontinence d'origine neurologique. Cependant de nombreuses publications rapportent l'efficacité et l'innocuité de cette technique.

Y-a-t-il d'autres possibilités ?
Ce sont d'abord les médicaments de la famille des anticholinergiques. Quand ils sont inefficaces ou mal tolérés, on propose les injections de TBA dans la paroi de la vessie. Lorsque ces solutions conservatrices ont échoué ou sont refusées, l'agrandissement chirurgical de la vessie avec de l'intestin est une technique validée.

Préparation à l'intervention
Avant l'injection, vous ferez les examens suivants :
• Analyse d'urine (ECBU + antibiogramme) 10 jours avant l'injection.
Si des germes sont présents en quantité >10.3/ml, un traitement antibiotique sera débuté au moins 2 jours avant l'injection sur avis de votre médecin référent ou s'il est absent de votre urologue. N'oubliez pas d'apporter les résultats de cet examen d'urine le jour de l'injection. Il sera obligatoirement vérifié avant le geste.
Si un traitement antibiotique vous est prescrit, les antibiotiques de la famille des aminosides doivent êtres évités les trois semaines précédant l'injection et les 15 jours suivants.

• Chez les femmes sans contraception et en âge d'être enceintes : test sanguin de grossesse.
En cas de prise de médicaments anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires (médicaments qui fluidifient le sang) vous ferez un bilan de coagulation. Ces médicaments seront arrêtés et dans certain cas remplacés par d'autres avant l'injection. Ils seront repris après l'injection. Ce relais se fera conformément aux consignes données par votre médecin référent, votre cardiologue ou un médecin du service (urologue ou anesthésiste). Respectez scrupuleusement les dates d'arrêt et de reprise.
Si vous ne videz pas votre vessie par sondage que vous réalisez vous-même, le principal effet indésirable de l'injection est la diminution temporaire de la force de la vessie qui peut aboutir parfois à un blocage vésical temporaire (de quelques semaines à quelques mois). Pour cette raison, votre urologue va vous demander d'apprendre à vider la vessie par sondage à faire vous-même (auto sondages) avant l'injection. C'est une précaution : elle ne signifie pas que le blocage de vessie va survenir, cependant elle est indispensable. Si vous n'êtes pas capable de faire ces auto-sondages ou si vous refusez d'apprendre, le traitement est contre-indiqué. Lorsque l'effet de la toxine disparaît, la vessie reprend son fonctionnement d'avant le traitement.

Technique opératoire
Après une instillation de Xylocaïne pendant 30 minutes dans la vessie, on obtient une bonne anesthésie de la paroi vésicale. Dans de rare cas, on peut avoir recours à une rachianesthésie ou une anesthésie générale pour injecter de la toxine botulique lorsque c'est vraiment nécessaire.
Une fois l'anesthésie faite avec une fine aiguille et une caméra passées par le canal urinaire, l'urologue va inspecter votre vessie puis la piquer 10 à 30 fois pour injecter la dose totale adaptée de TBA dans l'épaisseur de la paroi. Le geste dure moins de 5 minutes.
La préparation de produit ainsi que votre installation et désinfection durent plus longtemps (30-40 minutes) que l'intervention elle même.
L'anesthésie locale fait disparaître la sensation de douleur, mais il se peut que vous perceviez la sensation du toucher par l'aiguille, ce qui peut être désagréable. L'utilisation d'un produit administré par un masque anesthésique peut parfois être nécessaire pour que vous soyez le plus détendu possible.
Durée prévisible :
• De l'intervention : 5 – 10 minutes
• Du passage en salle d'intervention : 45 minutes
• Du séjour : Sauf cas d'éloignement géographique ou de nécessité d'une anesthésie générale (très rare), l'injection se fait en ambulatoire (entrée et sortie le jour même).

Suites habituelles
Les effets de l'injection de toxine se font sentir entre 48 heures et 1 semaine après injection.
Pas de soins particuliers à domicile. Un catalogue mictionnel est remis en vue d'une comparaison objective avant et après traitement.
Vous pouvez reprendre votre activité habituelle dès le lendemain de l'injection.

Suivi postopératoire
Vous reverrez le médecin qui a fait les injections dans les 4 à 8 semaines suivantes pour juger de l'efficacité du traitement.
Avant la consultation vous ferez :
• Un calendrier mictionnel sur 3 jours
• Une analyse d'urine (ECBU)
• Dans certains cas, un bilan urodynamique pour contrôler l'efficacité
Vous verrez à nouveau votre médecin lorsque l'effet de la toxine commencera à diminuer ou peu avant que la durée d'efficacité de l'injection précédente ne soit écoulée (s'il s'agit de réinjection).

Risques et complications
Certaines complications sont liées à la cystoscopie et aux piqûres faites dans la paroi vésicale. Elles sont rares, mais possibles :
• Douleur ou inconfort au moment du passage de l'endoscope dans l'urétre ou surtout au moment des piqûres.
• Crise d'hyperréflexie autonome avec élévation de la tension artérielle pendant les injections.
• Saignement vésical visible plus de 12 heures.
Aucun effet secondaire grave lié aux injections dans la vessie de toxine botulique n'a été rapporté en 7 ans d'étude de ce traitement.
• Le principal effet indésirable est la diminution temporaire de la force de la vessie qui peut aboutir parfois à un blocage vésical temporaire (de quelques semaines à quelques mois).
• Pour cette raison, votre urologue va vous demander d'apprendre à vider la vessie par sondage à faire vous-même (auto-sondages) avant l'injection.
• Si vous n'êtes pas capable de faire ces auto-sondages ou si vous refusez d'apprendre, le traitement est contre-indiqué.
• Si le blocage ou la difficulté à uriner surviennent, ils sont temporaires. Lorsque l'effet de la toxine disparaît la vessie reprend son fonctionnement d'avant le traitement.
D'autres complications ont été rapportées très exceptionnellement après l'injection de toxine botulique. Ces situations sont très rares :
• Fièvre modérée (<38.5°C) de moins de 48 heures.
• Fatigue généralisée avec baisse de la force musculaire dans les membres pouvant aller jusqu'à la difficulté à respirer (uniquement dans d'autres indications que les injections réalisées dans la vessie).

Hydrocele

L'intervention, qui vous est proposée, a pour but d'enlever la poche de liquide qui s'est développée autour de votre testicule

Pourquoi cette intervention ?
Une hydrocèle est une accumulation de liquide dans une « poche » entourant le testicule. Cette hydrocèle est responsable d'une augmentation de volume plus ou moins importante d'une bourse. Il s'agit d'une maladie bénigne qui ne risque ni de s'infecter, ni d'évoluer vers une maladie plus grave.
En revanche, elle peut être responsable d'une gêne, de douleurs ou d'un préjudice esthétique.
L'intervention permet de rendre à votre bourse un volume normal et de faire disparaître les symptômes pour lesquels vous avez consulté.
L'absence de traitement vous expose au risque d'augmentation de volume de la bourse avec apparition ou aggravation des troubles cliniques.

Existe-t-il d'autres possibilités ?
Il n'existe pas de traitement médical de l'hydrocèle.
Le traitement de l'hydrocèle par ponction ou injection de produit sclérosant peut être proposé, mais le risque de récidive est important et le traitement secondaire par chirurgie devient plus difficile, avec une augmentation du risque infectieux.

Préparation à l'intervention
L'intervention se déroule sous anesthésie générale ou locorégionale.
Comme pour toute intervention chirurgicale, une consultation d'anesthésie préopératoire est nécessaire quelques jours avant l'opération.

Technique opératoire
L'intervention est menée par une incision au niveau de la bourse.
Elle consiste à enlever la poche de liquide ou à la froncer en fonction des anomalies rencontrées pendant l'intervention.
Un drain peut être laissé en place temporairement.

Figure 1. Anatomie

Fig1 Anatomie

Suites habituelles
L'intervention a lieu dans le cadre d'une hospitalisation en chirurgie ambulatoire. Elle peut, dans certains cas nécessiter 1 ou 2 jours d'hospitalisation. Si un drain a été mis en place, il est retiré dans les premiers jours post-opératoires. La douleur au niveau de l'incision est habituellement minime et temporaire. Les bains sont déconseillés jusqu'à ce que la cicatrisation soit obtenue. Des soins locaux à domicile peuvent être prescrits. Pendant quelques semaines, la bourse reste augmentée de volume et une tuméfaction autour du testicule peut parfois persister, correspondant à la zone opératoire cicatrisée.
La convalescence et l'arrêt de travail sont adaptés au métier que vous exercez.
Une consultation de contrôle avec votre urologue est prévue quelques semaines après l'intervention.

Risques et complications
Dans la majorité des cas, l'intervention qui vous est proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :
• Certaines complications sont liées à votre état général et à l'anesthésie ; elles vous seront expliquées lors de la consultation pré-opératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien ; elles sont possibles dans toute intervention chirurgicale.
• Les complications directement en relation avec l'intervention sont rares, mais possibles :
Hématome : un saignement après l'intervention peut conduire à la constitution secondaire d'un hématome de la bourse, éventuellement étendu aux organes génitaux externes; une ré intervention pour drainer l'hématome peut être nécessaire.
Retard de cicatrisation : il peut nécessiter des soins locaux prolongés.
Infection : l'existence d'un écoulement par l' incision , de signes d'infection généraux comme la fièvre, ou locaux comme une inflammation de la bourse, peuvent entraîner la mise en route d'un traitement antibiotique adapté et le traitement d'un éventuel abcès par votre chirurgien.
Atrophie testiculaire : elle est de survenue exceptionnelle après chirurgie de l'hydrocèle.
Récidive : son risque est extrêmement faible.

Enterocystoplastie d’agrandissement

L'objectif de cette intervention est de remplacer une partie de la vessie par une poche en intestin afin de traiter la diminution de la capacité vésicale (augmentation du volume contenu) ou des dysfonctionnements de la contraction vésicale (par ablation d'une partie du muscle vésical).

L'organe
Figure 1. Appareil urinaire

Fig1 appareil urinaire

Après une lésion de la moelle épinière ou d'autres anomalies du système nerveux central, on peut parfois noter une modification du fonctionnement du muscle vésical qui se contracte de manière anarchique en dehors des mictions, et/ou de la capacité de remplissage du réservoir vésical.
Ces anomalies peuvent également toucher des patients n'ayant pas de maladies ou de malformations neurologiques. Ce dysfonctionnement est à l'origine de signes urinaires : pollakiurie (augmentation de la fréquence des mictions ou des sondages supérieure à 8/jour), urgenturies (besoin brutal, irrésistible, et urgent d'uriner sans possibilité de l'inhiber), incontinence urinaire (perte involontaire d'urines par l'urètre).
Par ailleurs, sans traitement, il est possible d'avoir des complications rénales (infection, calculs, insuffisance rénale).

Principe de l'intervention
L'intervention consiste à remplacer une partie de la vessie par un réservoir en intestin grêle. Ce système permet d'augmenter la capacité du réservoir vésical et d'annuler des contractions anarchiques du muscle vésical, source de symptômes tels que les urgenturies, la pollakiurie et l'incontinence urinaire.
Cette intervention est définitive et irréversible.

Y a-t-il d'autres possibilités ?
Cette intervention ne peut être proposée qu'en cas d'échec des autres traitements des contractions anarchiques de la vessie ou lorsque le réservoir vésical a perdu toute sa souplesse. Les autres options de traitement sont :
• D'abord les traitements médicaux à base de médicaments anticholinergiques, diminuant l'activité du muscle vésical.
• La rééducation périnéale, la stimulation du nerf tibial postérieur peuvent être proposées en complément.
• La neuromodulation des racines nerveuses sacrées ou l'injection intra-vésicale de toxine botulique sont des traitements de deuxième intention.

Technique opératoire
L'intervention se déroule sous anesthésie générale. Un antibiotique peut être administré avant l'intervention.
La voie d'abord est abdominale (en général autour et au-dessous de l'ombilic). Après avoir enlevé une partie de la vessie, l'intervention consiste à la remplacer par une poche d'intestin. Cette poche est créée à l'aide du prélèvement d'un segment d'intestin grêle d'environ 45 à 50 cm, suturée sur la portion de vessie restante.
En fin d'intervention, vous êtes porteur d'une sonde urétrale drainant l'entérocystoplastie d'agrandissement et permettant de recueillir les urines et les secrétions de la poche d'intestin. Un ou plusieurs drains sont mis en en place pour drainer les écoulements au niveau du site opératoire.

Figure 2. Différents temps de l'agrandissement de la vessie par de l'intestin

Fig2 Différents temps de l agrandissement de la vessie par de l intestin

Suites habituelles
La douleur liée à l'intervention relève de médicaments antalgiques qui vous sont administrés régulièrement.
Le moment de l'ablation du ou des drains ainsi que de la sonde urinaire est défini par votre chirurgien.
La reprise du transit est parfois difficile. Des bas de contention veineuse et le lever précoce sont conseillés.
Les conseils et les soins concernant le fonctionnement de votre réservoir vésical vous sont expliqués pendant votre hospitalisation. Il est souvent nécessaire de vider l'entérocystoplastie par des auto-sondages, dont vous effectuerez l'apprentissage avec d'une infirmière.
Une surveillance est ensuite réalisée après votre opération, elle a pour but de vérifier le bon fonctionnement de votre système urinaire. Il est normal de constater la présence de mucus dans l'urine.
L'ordonnance de sortie comprend les soins infirmiers de pansement, les sondes d'auto-sondages si besoin, les ordonnances d'antalgiques et de traitement anticoagulant si besoin.
Une date de rendez vous postopératoire avec votre chirurgien vous est communiquée ainsi que les ordonnances d'éventuels examens complémentaires à réaliser. Un courrier est transmis à vos médecins traitants et autres correspondants que vous avez indiqués.
Un séjour en convalescence ou dans un service de médecine physique et de réadaptation adapté à votre handicap peut être conseillé à la sortie du service d'urologie. Une convalescence de quelques semaines est nécessaire. Vous discuterez avec votre chirurgien de la date de reprise de vos activités et de votre travail si besoin et du suivi après l'opération.

Suivi postopératoire
Un bilan urodynamique à 3 mois et un an peut être proposé pour vérifier la capacité vésicale et l'absence de contractions de l'entérocystoplastie. Un suivi médical annuel est indispensable, avec au minimum une échographie rénale et une prise de sang associée à un recueil d'urine pour mesure de la clairance de la créatinine (fonctionnement du rein).
La constatation de saignements, d'épisodes d'infection urinaire avec des symptômes (fièvre, douleur), la réapparition de fuites d'urine doivent vous faire consulter.
Avec un agrandissement vésical, il est normal que des bactéries soient retrouvées sur les analyses d'urine (car elles viennent du segment intestinal utilisé). En l'absence de symptômes ou de circonstances particulières, cette colonisation par des bactéries ne nécessite pas de traitement antibiotique ou de surveillance particulière.
Une surveillance endoscopique peut être également nécessaire.

Risques et complications
Dans la majorité des cas, l'intervention qui vous est proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :
• Certaines complications sont liées à votre état général et à l'anesthésie ; elles vous seront expliquées lors de la consultation préopératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien et sont possibles dans toute intervention chirurgicale.
• Les complications directement en relation avec l'intervention sont rares, mais possibles :
- Complications pendant le geste opératoire :
Saignement pouvant nécessiter une transfusion de sang
Blessure d'un organe de voisinage justifiant sa réparation ou son ablation

- Complications postopératoires immédiates :
Saignement pouvant obliger à une nouvelle opération
Phlébite et embolie pulmonaire
Infection urinaire
Infection de la paroi et de la cicatrice
Infection générale avec septicémie
Complications urinaires (fistule)
Complications digestives :

  • Retard à la reprise du transit intestinal ou véritable occlusion.
  • Fistule digestive (par lâchage de sutures intestinales) nécessitant habituellement une ré intervention Ouverture de la paroi abdominale.
  • Ulcère de l'estomac.

• Complications neurologiques :
- Survenue d'une poussée pour les patients ayant une sclérose en plaques.
- Perte de force musculaire, fonte musculaire du fait de l'alitement.

• Complications à distance de l'intervention :
Complications pariétales : éventration de la paroi de l'abdomen
Complications digestives :
- Occlusion intestinale par des adhérences intra-abdominales (brides).
- Troubles du transit (constipation / diarrhée).
Complications urinaires :
- Rupture du réservoir si des sondages réguliers ne sont pas faits.
- Calculs vésicaux.

Hydrocele communicante

L'intervention, qui est proposée a pour but de supprimer la communication anormale entre la bourse et la cavité abdominale, responsable d'hydrocèle communicante, de hernie ou de kyste du cordon.

Qu'est-ce qu'une hydrocèle communicante ?
Chez le garçon, il existe normalement pendant la vie intra-utérine une communication entre la bourse et la cavité abdominale par l'intermédiaire d'un petit canal situé au niveau de l'aine et appelé canal péritonéo-vaginal. Par ce canal, du liquide passe de la cavité abdominale dans la bourse (autour du testicule). Ce canal se ferme habituellement avant la naissance ou pendant les premiers mois de la vie.

Existe t-il d'autres possibilités ?
Cette intervention est indispensable au-delà de la 2° année car l'hydrocèle ou la hernie risque de se compliquer : gêne, douleur, inflammation, voire à terme altération du testicule ou de l'intestin. En outre, l'hydrocèle, le kyste du cordon et la hernie peuvent causer un préjudice esthétique.
Il n'y a pas d'autre moyen que la chirurgie pour traiter ces pathologies liées à la persistance du canal péritonéo-vaginal.
La ponction à l'aiguille est dangereuse, contre-indiquée et sans efficacité.

Préparation à l'intervention
L'opération se déroule sous anesthésie générale et en chirurgie ambulatoire.
Comme pour toute intervention chirurgicale, une consultation d'anesthésie préopératoire est nécessaire quelques jours avant l'opération.

Technique opératoire
L'opération est menée par une courte incision au niveau de l'aine.
Le canal péritonéo-vaginal est séparé des vaisseaux du testicule et du canal déférent. Il est fermé et la poche qui entoure le testicule est vidée.
Un drain temporaire peut être laissé en place.

Suites habituelles
Les douleurs sont rares et traitées par des médicaments antalgiques.
La bourse peut rester gonflée pendant quelques semaines avant de reprendre un volume normal. Il est déconseillé de prendre des bains jusqu'à cicatrisation alors que les douches sont autorisées. La reprise de l'école, des activités professionnelles et du sport est déterminée par votre urologue.
Une consultation de contrôle est prévue habituellement un à deux mois après l'opération.

Risques et complications
Dans la majorité des cas, l'intervention qui vous est proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :
• Certaines complications sont liées à votre état général et à l'anesthésie ; elles vous seront expliquées lors de la consultation préopératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien et sont possibles dans toute intervention chirurgicale.
• Les complications directement en relation avec l'intervention sont rares, mais possibles :
Lésion des éléments nourriciers du testicule ou du canal déférent lors de la dissection, notamment dans certaines hydrocèles volumineuses ou remaniées par une inflammation ou une infection, avec risque d'atrophie du testicule.
Lésions du contenu du canal lorsqu'une hernie est associée, en particulier du tube digestif.
Retard de cicatrisation ou infection de la plaie opératoire.
Risque exceptionnel de récidive.

Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle (plaies des vaisseaux, des nerfs et de l'appareil digestif) et peuvent parfois ne pas être guérissables.
Au cours de cette intervention, le chirurgien peut se trouver en face d'une découverte ou d'un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.

Votre urologue se tient à votre disposition pour tout renseignement.

Diverticule de vessie

L'intervention, qui vous est proposée, consiste à enlever le diverticule de la vessie, que vous présentez.

Qu'est-ce qu'un diverticule de la vessie ?
C'est une hernie de la couche interne de la paroi de la vessie (« la muqueuse ») à travers le muscle « detrusor », qui constitue la principale épaisseur de la paroi vésicale (figure). Le plus souvent, ces diverticules se produisent en arrière de la vessie, dans le petit bassin.
Les causes de cette maladie sont soit congénitales (le patient naît avec cette maladie, qui est une anomalie se produisant lors de la formation de la vessie), soit acquises (survenant chez l'adulte, sur une vessie initialement normale).
Le diverticule de vessie acquis, le plus fréquent, est en général dû à la présence d'un obstacle à l'écoulement des urines. Cet obstacle aboutit à une augmentation permanente de pression dans la vessie, contre laquelle lutte le muscle detrusor. Ainsi, des zones de faiblesse se créent dans la couche musculaire de la vessie, créant une hernie appelée diverticule.
C'est pourquoi votre urologue fait systématiquement un bilan à la recherche d'un obstacle responsable du diverticule. Cet obstacle, par exemple adénome prostatique, rétrécissement de l'urètre ou maladie du col vésical, devra également être traité pour éviter une récidive.

Figure 1. Anatomie

Fig1 Anatomie

Quelles en sont les conséquences ?
Un diverticule vésical peut ne donner aucun symptôme. Il est alors dit « asymptomatique » et peut persister pendant plusieurs années, son volume augmentant progressivement.
Lorsque des manifestations cliniques se produisent, elles sont liées au fait que le diverticule est un réservoir annexe pour les urines, relié a la vessie, qui se remplit quand celle-ci se remplit, mais qui se vide mal quand la vessie s'évacue pendant la miction. En effet, le diverticule est entouré de muqueuse, non de muscle, et le collet qui le relie à la vessie est souvent très étroit. Le diverticule se comporte donc comme une cavité atone où les urines peuvent stagner.
Les conséquences possibles de cette stagnation de l'urine sont :
• L'infection urinaire, éventuellement à répétition.
• La formation de calculs dans le diverticule.
• La rétention chronique d'urine.
• Des douleurs pelviennes.
• Une compression des organes de voisinage.
• Des troubles mictionnels divers (envies fréquentes d'uriner, sensation de vidange incomplète).
Ces symptômes sont alors souvent intriqués avec ceux de la cause de la maladie (une obstruction à l'écoulement des urines). Par ailleurs, la muqueuse du diverticule étant exclue, une tumeur peut s'y développer de manière silencieuse, donnant d'autres symptômes.

Pourquoi une intervention chirurgicale ?
Elle est indiquée si le diverticule est responsable de symptômes gênants, s'il est à l'origine de complications (infection, calcul,...) ou si on y suspecte la présence d'une tumeur. Le traitement a but, soit de retirer ce diverticule, soit d'en ouvrir le collet, pour permettre une vidange correcte de la vessie. Le traitement de la cause est toujours associé. Le choix du traitement est déterminé par votre urologue selon les caractéristiques du diverticule.
Avant l'opération, votre urologue fait le bilan nécessaire comportant une échographie de l'appareil urinaire et/ou un scanner abdomino-pelvien, des examens d'urine ainsi qu'une exploration de la vessie sous anesthésie locale, par voie endo-urétrale à l'aide d'un fibroscope.

Préparation à l'intervention
Vous devez vous munir de tous les résultats des examens que vous avez été amené à réaliser pour le diagnostic (imagerie médicale : échographie, scanner ou IRM). La consultation d'anesthésie est obligatoire avant l'intervention. Un examen d'urines est indispensable avant l'opération, pour vérifier l'absence d'infection. L'infection urinaire doit être traitée et peut faire différer l'intervention jusqu'à obtention de la stérilisation de l'urine. Les médicaments anticoagulants ou antiagrégant doivent le plus souvent être arrêtés quelques jours avant l'intervention.

Technique opératoire
L'intervention sur le diverticule vésical a lieu sous anesthésie générale ou locorégionale. Le principe du traitement (diverticulectomie) consiste à retirer le diverticule vésical de manière complète, et à refermer l'orifice qui le relie à la vessie (collet). Dans certains cas, si le diverticule n'est pas dangereux et peut être laissé en place, sa vidange peut être améliorée par l'incision de son collet, réalisée par voie endoscopique.
Un traitement associé, le cas échéant, visera à traiter la cause de la maladie (par exemple, résection de la prostate ou adénomectomie de la prostate par voie haute).

Diverticulectomie : L'ablation d'un diverticule (diverticulectomie) peut se faire de trois manières :
- Soit par l'intérieur de la vessie : La voie intra vésicale, en cas de petit diverticule, consiste à ouvrir la vessie, à vérifier l'intégrité de celle-ci, puis à repérer l'orifice du diverticule (collet) et à le retirer complètement. La brèche vésicale au niveau du collet est refermée ainsi que la vessie avec des fils qui se résorberont lentement.
- Soit par l'extérieur de la vessie en libérant ce diverticule des organes adjacents et en sectionnant sa base. La brèche vésicale formée à ce niveau est refermée par des fils résorbables.
- Soit par une combinaison des deux voies d'abord.

Cette intervention peut-être réalisée :
- Par laparotomie en effectuant une incision de la paroi abdominale verticale, en regard de la vessie.
- Par laparoscopie (chirurgie par cœlioscopie) en pratiquant de petites incisions cutanées permettant d'introduire des instruments et de réaliser l'intervention sous contrôle vidéo. Cette option laparoscopique n'est pas possible en cas de doute sur la présence d'une tumeur de vessie dans le diverticule.

• Le choix de la voie d'abord dépend de la taille et du nombre de diverticules, de leur situation, et des habitudes de votre chirurgien. Quelque soit l'option choisie.
Le traitement associe dans le même temps ou de façon différée un traitement de l'obstacle à l'évacuation des urines (adénomectomie par voie haute ou résection transrectale de la prostate).
Une sonde urinaire est posée lors de l'opération et conservée pendant plusieurs jours pour favoriser la cicatrisation de la vessie.
Un drain est mis en place à travers la paroi, pour pouvoir évacuer en postopératoire un saignement ou une fuite d'urines autour de la vessie.
Le diverticule retiré est envoyé en analyse anatomopathologique pour vérifier l'absence de cellule anormale sur la muqueuse.

Incision du collet du diverticule
Pour cette opération, l'urologue introduit un endoscope rigide, par voie naturelle, c'est à dire par l'urètre, jusqu'à la vessie. Une fois le collet du diverticule repéré, il peut inciser le rebord de son collet, puis explorer l'intérieur du diverticule pour vérifier son intégrité et réaliser éventuellement une électrocoagulation de sa paroi. Le traitement de l'obstacle est également réalisé (résection trans-urétrale de la prostate le plus souvent). Une sonde urinaire permettant l'irrigation continue de la vessie est placée lors de l'opération et conservée pendant plusieurs jours.

Suites opératoires habituelles
Le lavage vésical est interrompu dès que les urines sont claires. La sonde urinaire et le drain éventuel sont conservés plusieurs jours suivant les indications de votre urologue. Des antalgiques vous sont prescrits si besoin. L'injection d'anticoagulants pour la prévention de la thrombose veineuse peut être réalisée en fonction du type d'intervention et de vos facteurs de risque.
L'hospitalisation nécessaire est habituellement de quelques jours. La sortie se fait après vérification que les suites de l'opération sont bonnes : urines claires, bonne évacuation de la vessie, absence de signe d'infection, ...
Un traitement antalgique par voie orale, le traitement anticoagulant et des soins locaux sont prescrits à la sortie suivant votre situation.
La durée de l'arrêt de travail est adaptée au type d'intervention. Après l'opération, il vous est conseillé d'éviter les efforts importants. En cas de brûlures urinaires persistantes, d'urines troubles, de fièvre, de difficultés importantes pour uriner, de douleurs importantes ou d'écoulement au niveau du site opératoire, vous devez consulter votre médecin traitant ou votre urologue. La présence de sang dans les urines en quantité importante ou avec caillots peut nécessiter la pose d'une sonde urinaire avec décaillotage et une nouvelle hospitalisation.
Une consultation de contrôle est prévue quelques semaines après l'intervention pour évaluer la cicatrisation, les résultats fonctionnels (effets sur vos symptômes) et vous donner les résultats de l'analyse anatomopathologique (lorsqu'une exérèse a été réalisée).

Risques et complications
Les résultats de cette chirurgie sont excellents pour traiter les symptômes qui ont motivé son indication, et cela d'autant plus que la cause du diverticule a été traité. Le diverticule a ainsi peu de risque de récidiver.
Dans la majorité des cas, l'intervention se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :
• Certaines complications sont liées à votre état général et à l'anesthésie ; elles vous seront expliquées lors de la consultation préopératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien et sont possibles dans toute intervention chirurgicale.

• Les complications directement en relation avec l'intervention sont rares, mais possibles :

Pendant l'intervention
Risque de blessure des organes pelviens (vessie, tube digestif, vaisseaux) ou de l'uretère du coté du diverticule. Parfois, le diverticule oblige à retirer la partie terminale de l'uretère, qui sera alors réimplanté dans la vessie.
Certaines complications sont liées au type d'intervention par laparoscopie (voir fiche cœlioscopie).

Après l'intervention
Infections : une infection urinaire ou du site opératoire pelvien.
Hématome pelvien.
Défaut de cicatrisation de la vessie : la paroi de la vessie peut ne pas être étanche ou mal cicatriser, permettant à l'urine de se répandre autour de la vessie, dans le petit bassin. Cette fuite d'urine peut se s'étendre au reste de l'abdomen dans certains cas après traitement par laparoscopie. Ces situations nécessitent le maintien prolongé d'une sonde urinaire et dans certains cas une ré-intervention.
Fistule vésico-cutanée ou vésico-vaginale : après une chirurgie par voie ouverte, une communication peut se former entre la vessie et la peau ou la paroi vaginale avec écoulement d'urine, nécessitant le maintien prolongé d'une sonde urinaire et dans certains cas, une ré-intervention.
Troubles mictionnels : à type de besoins impérieux d'uriner, le plus souvent transitoires. Leur persistance à distance de l'intervention nécessite un nouveau bilan.
Sexualité : cette opération n'a habituellement pas d'incidence sur la sexualité.
Douleurs: elles sont généralement minimes et limitées aux quelques jours suivant l'intervention. Un fond douloureux pelvien peut se prolonger pendant quelques semaines.

A ces complications s'ajoutent celles de l'acte éventuellement réalisé pour traiter la cause de la maladie (adénomectomie voie haute ou résection endoscopique de la prostate).